Il gigote, tel un pingouin poursuivi par un essaim d'abeilles. Il alterne les rythmes, dissocie les gestes, comme un acrobate désarticulé. «Tu fais des vagues avec ton corps. Tu bouges les bras, tu secoues les jambes. T'accélères. Tu ralentis. Tu te défoules. C'est ça, la tecktonik !» clame-t-il. Cheveux dressés en crête, top moulant Treaxy,17 ans, est le roi de la teckto, la danse qui enflamme les ados. Au Métropolis, la plus grande discothèque du Val-de-Marne, il électrise la piste. Son esprit s'égare dans les boum-boum du hardstyle et de l'électro. Treaxy tripe. «C'est stylé, ça va vite et ça propulse», s'écrie le jeune apprenti en maintenance.
La teckto ? Une nouvelle danse ardente et Made in France. Avec ses codes, sa mode, ses stars. «Tu mélanges le «vogging», le breakdance et le krump (1), explique Treaxy. Puis tu t'habilles très fashion.» Mitaines «killer», boucles d'oreilles en diamant, baggy troué ou jean slim... les «tecktoniciens» soignent leur look. Ils «kiffent» la crête futuriste et les teintures fluo. Leur emblème ? Un aigle américain toutes ailes déployées, symbole de puissance et de vitalité. Ils le portent sur le coeur, ils se le dessinent au rasoir sur la tête ou se le font tatouer en signe d'appartenance au mouvement.

)[url=
), [url=

Commentaires